Publications

C1_RannaiT2_150DPIRannaï – Tome 2

Éditions Druide 2016
Roman

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Ce qu’on en dit…

De son écriture raffinée, Karine Raymond nous entraine à nouveau dans un futur peut-être pas si lointain. Le roman est truffé de préoccupations écologiques et humanistes, très bien rendues par une narration sensible et efficace. En effet, celle-ci donne voix à plusieurs personnages, amenant différents points de vue, ce qui enrichit davantage le texte. L’intrigue est bien ficelée et le rythme de l’histoire est palpitant.
— Natalie Gagnon, Lurelu Automne 2016

Un roman sublimement rebelle pour indignés.
— Jacqueline Mallette, montreal157 mai 2016

Résumé

Neuf mois ont passé. Oko, encore sous l’emprise de ses parents, peine à accepter les conditions de vie déplorables qu’il a étudiées dans la Bulle citoyenne des colonies lunaires. De son côté, Issarie avait espéré une existence simple et heureuse dans les villages marginaux des Communautés de la Terre, mais elle se bute à ses doutes et au rejet inexplicable de sa sœur Anya. Poussés par leurs désirs de s’affranchir de l’oppression familiale, Oko et Issarie prendront chacun part à l’élaboration d’un coup d’éclat à Rannaï. Alors que la tension sur la Lune est palpable et que la population s’indigne, les dirigeants mettront en place de nouvelles mesures pour apaiser les citoyens et assurer la paix sociale. Mais à quel prix ?

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 C1_RannaiT1_150DPIRannaï – Tome 1

FINALISTE :
– Prix Cécile-Gagnon
– Prix jeunesse des univers parallèles

Éditions Druide 2014
Roman

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Ce qu’on en dit…

Une aura de fraicheur accompagne ce premier roman de Karine Raymond, publié dans la nouvelle collection des jeunes éditions Druide. Avec le charme de l’émotion, son univers futuriste s’inspire visiblement des grandes dystopies du XXe siècle telles que 1984 et Fahrenheit 451. Comme chez les maitres du genre, la déchéance sociale et écologique inquiète le lecteur tant elle semble près de l’actualité.
— Claudia Raby, Lurelu Hiver 2015

Résumé

Derrière la caisse de l’épicerie du coin, le teint aussi vert que son uniforme de travail, Issarie contemple les années à venir comme un mal nécessaire. Comble du malheur, le lendemain de l’anniversaire de ses dix-huit ans, elle se brouille avec sa meilleure amie. Il ne lui reste alors que sa sœur vers qui se tourner ; une sœur qui vivote entre un travail de nuit et l’effeuillage d’un plant de tabac illégal. Par chance, Issarie croise Amdo, un employé qu’elle avait rencontré lors d’une entrevue à l’Agence des Sciences. Une amitié, d’abord timide, se transforme peu à peu en étincelle… Devant la menace de fermeture permanente du dôme au-dessus de la ville de Rannaï, Issarie invite sa sœur à plier bagage et à fuir avec Amdo vers les communautés de la Terre. Mais à l’heure du départ, une mystérieuse mendiante vient bouleverser le plan des trois compagnons tandis que les secrets d’Amdo mettent en péril leur projet.

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Solaris206Pendant l’hiver

Solaris no206 – printemps 2018
Nouvelle, collectif

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Résumé

Là où les daims et les loups sont décharnés, les peupliers frêles et secs, Hana revêt sa combinaison antiradiation, puis sillonne la vallée des Cheminées de fée dans l’espoir de retrouver son père. Sa quête la mènera d’abord dans les serres souterraines de la compagnie Taeyang, puis au creux d’une caverne où elle devra choisir à qui accorder sa confiance.

Extrait

Au-dessus de la plaine, la grisaille permanente du ciel servait de toile de fond à [la ville de] Baskat. Elle activa la deuxième visière protectrice de son casque. À travers la fine couche dorée, le décor anéanti revêtait une note de soleil. Un bruit de pas étouffé la fit sursauter. Elle dégaina son arme, puis s’adossa à une cheminée de tuf. Le craquement des branches lui indiqua l’emplacement du nouveau venu. Elle braqua son revolver dans cette direction et attendit, le cœur battant. Tout près du rocher, un museau caramel reniflait un buisson. Un jeune daim, dont les vertèbres pointaient sous son pelage clairsemé, explorait le bout des rameaux de ses lèvres gercées.


45_brins-deterniteLa Malédiction d’Iris

Brins d’éternité no45 – octobre 2016
Nouvelle, collectif

Résumé

Quinze ou seize ans, Iris ne connait pas son âge, mais elle sait qu’à sa naissance les douze femmes de sa communauté sont devenues stériles. Le Fondateur, celui qui dirige le groupe, prie tous les soirs pour renverser cette malédiction. Ses prières seront bientôt exaucées, et celles de la mère d’Iris aussi…

Extrait

Mon père est l’un d’entre eux. L’homme dans la mi-trentaine qui se rase et qui a de magnifiques vêtements de couleur. Mais nous ne parlons jamais de ça. Il est le Fondateur. Notre communauté est composée de douze femmes et de neuf hommes. Les femmes portent toutes des prénoms de fleurs : Hortense, Aster, Dahlia, Patience, Silène… Je suis la dernière-née du Fondateur. On m’appelle Iris, comme la plante toxique, et personne ne veut me révéler mon âge. J’entends parfois des murmures : «Au moins quinze ans… au moins. Pourquoi a-t-Il attendu si longtemps? Et il ne l’a jamais fait avec elle. C’est le démon, c’est certain». Je ne connais pas ma mère, mais je soupçonne Dahlia. Je n’ai ni son teint laiteux ni ses cheveux bouclés, mais les angles abrupts de son visage me rappellent le mien. Toutefois, je le devine surtout à son regard lourd sur moi, des images de terreur derrière les pupilles, et à la cicatrice au bas de son ventre sur laquelle elle appuie la main lorsqu’elle se lève ou s’assoit.


Solaris181_VG-255x400Les Mémoires de sainte Marcelle

Solaris no181 – janvier 2012
Nouvelle, collectif

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Résumé

Cloîtrée dans un monastère depuis sa tendre enfance, Emma rêve de parcourir le monde interdit qui l’entoure. Par un matin d’automne, elle fera une découverte qui jettera une lumière sombre sur ses origines et celles de la congrégation.

Extrait

Poussée par un désir inexplicable, Emma enfila ses bottines de cuir usé et sortit au petit matin sans prévenir la garde. Elle passa silencieusement devant sœur Claude qui s’assoupissait chaque fois qu’elle surveillait le dortoir.

Le premier gel tombé sur la pelouse donnait l’impression de marcher sur du verre cassé. Elle avait enfilé sa robe d’hiver en laine marine et son linge de corps matelassé dont les coutures lui piquaient les flancs. Malgré l’inconfort, elle savoura la bise glacée du vent qui remontait jusqu’à ses cuisses. Elle savait qu’il était défendu de sortir seule et cet écart à la règle l’emplit d’une allégresse nouvelle. Au monastère, le groupe était constamment présent, voire oppressant, même si la parole était souvent proscrite. Le bâtiment, avec ses cinq fenêtres étroites et son couloir sombre traversant l’unique étage, faisait écho à la morosité de la congrégation. Seul le clocher de la chapelle, interdit aux moniales, s’élevait au-dessus de la barrière qui ceinturait le domaine.